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| SAM | 22 MAI / 19:00 >> Maison du Théâtre et de la Danse / Epinay-sur-Seine | |
| DIM | 23 MAI / 19:00 | |
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MELANIE DEMERS
Canada, Québec / Mayday
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| Chorégraphie : Mélanie Demers, avec la participation des interprètes Interprétation : Angie Cheng, Mélanie Demers, Brianna Lombardo, Nicolas Patry, Jacques Poulin-Denis Musique : Jacques Poulin-Denis Lumière : Alexandre Pilon-Guay Assistante aux répétitions: Anne-Marie Jourdenais Administration : Valérie Parent – Diagramme Gestion Culturelle |
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Pour cette création, Mélanie Demers s'est attaquée à un nouvel « angle mort » de notre regard sur la société. Utilisant la scène comme un lieu de transgression, où emmêler les perspectives et brouiller les certitudes, elle a choisi de traiter ensemble l'ordure et l'abondance, les ruines et la prospérité : jardin de déchets et jardin d'éden, deux figures de l'enfer et du paradis situées non dans un ailleurs imaginaire, mais tramées dans notre réalité. Comment traiter ces visions contradictoires sans basculer dans une lecture univoque ? Révéler leurs facettes en miroir ? Dessinant dans les corps des zones de trouble, de violence, des lignes d'utopie, Mélanie Demers déconstruit progressivement les mécanismes qui forment cette opposition, pour chercher la part de réversibilité contenue dans chaque situation. Ce sont cinq danseurs, cinq microcosmes en friction qui parcourent un monde instable, balançant entre rêve et cauchemar. Un univers familier et inquiétant, gagné par l'irréalité, où les corps se rencontrent, s'affectent, se déchirent, traversés par des états de tension extrême, de légèreté, de folie. Sur scène, toute position est soumise au glissement : les images se télescopent, se recouvrent par dépôts successifs, comme des lignes brisées faisant peu à peu dérailler la mécanique des corps. Au gré des alliances, des ruptures, des confrontations, «dépotoir » et « paradis » s'emboîtent comme deux faces d'une même aporie – métaphores qui nous renvoient du dehors un reflet déformé. Les passions, les peurs, les impulsions destructrices qui agitent chaque individu entrent en résonance avec des questions plus vastes, l'injustice, les rapports entre nord et sud, pauvreté et opulence. À l'origine, le mot paradis signifie « jardin clôturé ». Au long de leurs variations, les danseurs nous entraînent dans leur tentative de percer des brèches, d'ouvrir ce paradis obstrué. Junkyard/Paradis exists in a fragile balance between beauty and atrocity, between elegance and aversion, between grace and desolation. When junkyard is often a shelter for what is still precious and paradise a dump for our disposable love stories, the piece sways between opposing forces. What can be read as a child’s play soon becomes a power game. What is passion becomes compassion. What is inoffensive becomes fatal. And what is imminence of death turns out to be a ticket for life. Welcome to a world where nothing is exactly what it seems. Coproduction : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Agora de la danse (Montréal). Avec le soutien du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Circuit-Est Centre chorégraphique (Montréal), de la Délégation générale du Québec, et, dans le cadre de résidences de création, du Centre Chorégraphique National de Caen – Basse-Normandie, de l’Usine C (Montréal) et du festival Operaestate Veneto (Bassano del Grappa). ![]() ![]() ![]() Pour plus d'informations : http://www.maydaydanse.ca |
| Parcours de Mélanie Demers Mélanie Dermers (Montréal) étudie d’abord la danse, la littérature et le théâtre à Québec, avant de sortir diplômée des Ateliers de Danse Moderne de Montréal (LADMMI) en 1996. Danseuse pendant près de huit ans au sein de la compagnie O Vertigo, dirigée par Ginette Laurin, elle s’aventure sur le chemin de la création et signe Les Angles Morts en 2006, avec la collaboration du compositeur Jacques Poulin-Denis et du chorégraphe Boyzie Cekwana. Elle fonde alors sa compagnie Mayday en 2007, et crée Sauver sa peau avec Laïla Diallo en 2008. Parallèlement, conciliant aspirations artistiques et engagement social, Mélanie Demers voyage et enseigne la danse du Kenya au Brésil et du Niger à Haïti, où elle est impliquée dans la mise sur pied d’un programme artistique dans un centre culturel. Mélanie Demers aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis 2009 – Les Angles Morts | ||