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| MAR | 18 MAI / 20:30 >> Espace Michel-Simon / Noisy-le-Grand | |
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WEN-CHI SU
Taïwan / YiLab
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| Conception, chorégraphie, scénographie, interprétation : Wen-Chi Su Son : Yung-Ta Chang Vidéo : Chien-Bu Yeh Lumière : Yi-Chung Chen, Wen-Chi Su Costume : Arco Renz Remerciements à Ping Sun / Pampas Pro |
Loop Me commence par une image très simple, presque un tableau, une silhouette capturée dans un cadre de lumière. Un portrait délicat qui lentement s'anime, et par petites touches devient corps en relief s'extrayant du cadre. De ses mains, des signes éphémères naissent dans l'espace, tels des idéogrammes qui le révèlent et l'agrandissent. L'ouverture progressive de cette fenêtre va générer d'étranges apparitions : comme extraits de son corps, des doubles viennent peupler la surface d'un écran – ombres qui la suivent, reproduisent chacun de ses gestes, la démultiplient. Reproduction, répétition, arrêts sur image, retour rapide : le moindre mouvement est décomposé, disséqué, remonté. Submergée par ses propres simulacres, « mise en boucle », la présence de la danseuse vacille et s'efface petit à petit. Au fil des croisements, des multiplications, un tourbillon entropique gagne la scène, entraînant les images dans un mouvement de perturbation et d'effacement. Devant ces répliques saccadées, emportées par un pur défilement rythmique, le regard touche un point de vertige confronté à l'impossibilité de distinguer l'original de ses copies. A travers le tournoiement du corps et de ses doubles, Loop Me interroge la reproductibilité à l'ère de l'image vidéo, la manière dont celle-ci façonne notre perception. La reproduction technique, sa capacité à isoler, à analyser chaque impulsion peut-elle remplacer les errements de la présence, sa continuité insistante, les failles qui s'y laissent voir ? Qu'est-ce qui est reproduit par la trace digitale, rythme, vitesse, plasticité ? Qu'est-ce qui est irrémédiablement perdu ? Soutenue par un dispositif agissant comme un révélateur, la danse de Wen-Chi Su réveille les spectres d'images qui nous accompagnent, et pose le corps comme une inconnue en voie de disparition, dans une société du flux, de l'impermanent. Loop is a command in computer programming, allowing a set content to repeat itself continually. When the images display their reproductive nature in a continual loop, can human presence reproduced itself? How can the body exist in this reproductive process and the loop system? How do human presence and its physicality relate to an extreme digital environment? Coproduction : Festival Gu-Ling Street International Theatre (Taipei), YiLab. Avec le soutien de l’Université nationale pour les Arts de Taipei (TNUA) – Département des Nouveaux Médias / Laboratoire de musique d’ordinateur / Centre d’Art et de Technologie, de Kobalt Works – Arco Renz (Bruxelles), du Conseil des Affaires culturelles de Taïwan et du Centre culturel de Taïwan (Paris). ![]() |
| Parcours de Wen-Chi Su Wen-Chi Su est née à Taïwan. Diplômée de l’Université Nationale d’Art de Taipei, elle étudie à ensuite, de 1998 à 2002, auprès de Liou Shau-Lu, directeur du Taipei Dance Circle. Depuis 2002, elle travaille en Asie et en Europe. Elle rejoint la compagnie Kobalt Works (Bruxelles), fondée par Arco Renz et participe aux créations Mirth (2002), Dreamlands (2003), Opium (2004), heroïne (2004), pièce présentée aux Rencontres chorégraphiques en 2008 et Bullitt (2006). Parallèlement, elle collabore avec Sin-Cha Hong (Corée), Wen Hui (Chine), Iwona Olszowska (Pologne), Carmen Sterland (Australie), Ilnalit Tadmore (Israël) et le saxophoniste Lee Sian (Taïwan). Avec le jeune chorégraphe taïwanais Yu Shaw-Jing, elle crée Qi Dong Yi Kuang en 2002 et Crossing Fire en 2005. De son côté, elle crée plusieurs solos : Etre seule (2001), Turning (2003) et WoMan (2004) et dirige le projet Light, Breath, Body à Taipei. Elle travaille en résidence à Paris en 2006-2007, grâce à différentes bourses et crée Loop Me en 2009 pour le Guling International Theatre Festival à Taipei. | ||