 |
 |
 |
|
Voir l'image >>
|
MARTIN CHAPUT & MARTIAL CHAZALLON
/ Compagnie Projet in situ (France)
" Diorama "
70 minutes environ
Pièce pour 4 danseurs et 1 musicien
::: Création
|
Chorégraphie • Martin Chaput, Martial Chazallon
Interprétation • Martin Chaput, Yannick Guédon, Bertrand Lombard, Elena de Renzio
Musique live • Jason Treuting
Scénographie, dramaturgie • Mathieu Bouvier, Martin Chaput, Martial Chazallon
Lumière • Maryse Gautier
Régie générale, régie lumières • Esther Silber
Régie son • Clément Marie
Production diffusion • Marie Mallaret Doukhan
Entretien de Martin Chaput et Martial Chazallon,
filmé par Smaranda Olcèse-Trifan
Le « diorama » est un système de présentation, consistant à mettre un sujet en situation dans son environnement naturel. Prenant appui sur ce dispositif illusionniste, à mi-chemin entre le tableau vivant et le trompe-l'œil, Martin Chaput et Martial Chazallon ont élaboré une modélisation de l'espace de représentation. Leur objectif : décloisonner la scène pour en faire un lieu de projections multiples, et transformer le théâtre en métaphore des processus sociaux. Partis de la distance entre le corps du danseur et celui du spectateur, ils ont cherché à dérégler les normes de circulation du regard : dépasser cette séparation pour produire un collectif d'individus imaginant et agissant ensemble. Comment faire advenir cette rencontre, laisser émerger des identités contradictoires, des partages et des mélanges d'histoires, et faire de ce rapprochement l'objet même du spectacle ?
Suivant un processus par étapes – une accumulation de matériaux se recouvrant, s'interprétant, se répondant les uns les autres – Diorama est construit à la manière d'un puzzle ou d'un rébus, prenant sens à mesure que s'assemblent les indices. Sur le plateau vide, ce sont d'abord des sous-titres, des voix, événements immatériels servant de surface de projection imaginaire. Progressivement apparaissent des jeux de lumière, des sons, des images, intrusions de réalité et fictions à tiroir qui brouillent les pistes. Manipulant cette matière volatile, les interprètes se font arrangeurs d'un territoire en constante transformation. Ils établissent une zone de travestissement et de redéfinition subjective, où s'échangent signes, visages, costumes et informations. La scène devient un miroir de l'état du travail en cours, une boîte à outils où prolifèrent des pancartes, des photographies, des gestes, symbolisant les effets du politique, du social et du culturel sur les corps. Guidés par des protocoles, des propositions, des partitions partagées, les spectateurs sont invités à modifier la carte en cours d'écriture, ou à contempler sa métamorphose. Tableau vivant ou utopie sociale, Diorama produit l'expérience d'une communauté expérimentale et éphémère, où chacun peut écrire et réécrire sa part du récit.
What is the boundary between the dancer’s body and the spectator’s body? Diorama puts forth a space for their mutual encounter, questioning the fiction of a community gathered within the theatre. A new society is created for the duration of one performance in which each participant brings into play his or her own representations of the body, transforming them or negotiating them with others. Thus, Diorama is a window into different ways of seeing, a shared stage for the emergence of new images of the political body.
Coproduction • Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Centre national de la danse (Pantin), dispositif Tridanse – résidence : 3bisF (Aix-en-Provence), Ilotopie le Citron Jaune (Port-Saint-Louis-du-Rhône), le Vélo théâtre (Apt), Centre chorégraphique national de Grenoble – accueil studio, Centre chorégraphique national de Franche-Comté (Belfort) – accueil studio, Vermont Performance Lab en association avec le Marlboro College (Etats-Unis)
Soutiens • Association Beaumarchais SACD, Les Mécènes du Sud, FUSED French US Exchange in Dance, Institut Français et la Ville de Lyon, Ambassade de France aux Etats-Unis – service culturel, Région Rhône-Alpes, Arcadi – aide à la diffusion
Complicités • Les Subsistances (Lyon), Musée des Confluences (Lyon), Greenwich Dance Agency (Londres), Live Art Development Agency (Londres)

Parcours de Martin Chaput & Martin Chazallon
Martin Chaput se forme aux Ateliers de Danse Moderne de Montréal. En France dès 1987, il poursuit sa formation avec les membres de la compagnie de Dominique Bagouet, ainsi qu’avec Mathilde Monnier, Steve Paxton, Lisa Nelson, Simone Fortie et Didier Silhol. Interprète, il collabore avec Philippe Genty, Claire Jenny, Thierry et Marion Baë, et d’autres.
Martial Chazallon est diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris et de la Sorbonne en anthropologie. Le spectacle Wake Up ! (2000) créé avec les peintres Ndebele (Afrique du Sud) marque le départ d’une recherche chorégraphique, développée avec Martin Chaput, Daniel Soulières, Panaibra Gabriel et des plasticiens.
Ils créent ensemble Du Haut (2000), Manège (2001), Wake Up! You need to sweep the courtyard! (2001), puis le projet les 4 M, une recherche autour des corporéités urbaines et intimes : à Mexico Miradas cruzadas (2002), Montréal Appartement témoin (2005), Maputo Taxidermie (2006) remis en jeu à Marseille et au CCN de Rillieux-la-Pape Taxidermie #2 (2007) ainsi que de Tu vois ce que je veux dire ?, un parcours chorégraphique à l’aveugle créé en 2005 à Marseille, recréé à Lyon (Biennale de la danse 2008) et à Montréal (FTA 2010).