© Arno Paul
France — Catalogne, Espagne

CCN – Ballet de Lorraine Marcos Morau

Le Surréalisme au service de la Révolution

  • Mercredi 11 mai 2016  • 21h
  • Jeudi 12 mai 2016  • 21h

    Nouveau théâtre - salle Jean-Pierre Vernant

pièce pour 18 interprètes et 1 musicien • 35 minutes

 

SOIRÉE PARTAGÉE AVEC

CCN – BALLET DE LORRAINE / CINDY VAN ACKER

ENGLISH

 

In this new work Marcos Morau will be inspired by the principal Surrealist artists, in particular Luis Buñuel. Buñuel’s use of dreams, his political and critical thinking, his cultural environment, and especially his love for the drum, an instrument used extensively in the folklore of his native region, Lower Aragón — will all be part of the influences in this piece. The drum will be part of a system of communication in which diversity becomes community, an instrument which according to Buñuel “makes the ground shake under our feet” and may become a phenomenon which may drive a revolution.  
 

 

    Avec son collectif La Veronal, basé à Barcelone et composé d’artistes venant de la danse, du cinéma, de la photographie et de la littérature, Marcos Morau a le désir de représenter le monde qui l’entoure comme un reflet de son propre univers intérieur. À l’invitation du CCN — Ballet de Lorraine, il se lance dans une nouvelle aventure, toujours désireux de se confronter à d’autres corps, dans de nouveaux contextes.

    
    Pour cette pièce, il s’inspire du surréalisme et notamment du réalisateur Luis Buñuel. « Je pense que l’intuition, l’inconscient et le surréalisme sont d’un côté, l’analyse, la réflexion de l’autre. L’esprit d’un créateur peut ouvrir toutes ces portes. Buñuel et les autres nous ouvrent ces possibilités » dit le chorégraphe.


    Le Surréalisme au service de la Révolution s’appuie ainsi sur la passion du tambour qu’avait le cinéaste, né à Calanda, en Aragon, où cet instrument était très présent. Lors de la semaine sainte, la tradition était de suivre « la route du tambour et de la grosse caisse » sur laquelle les hommes jouaient tous ensemble pour célébrer la mort du Christ. Pour le chorégraphe, le tambour doit être entendu comme un acte de pratique collective, une forme de système de communication où la diversité devient communauté, un instrument qui, comme l’évoque Buñuel, « pénètre l’inconscient collectif, fait trembler la terre sous nos pieds ».


    « Un son isolé est un individu, une pensée, beaucoup de tambours forment une masse, la somme des deux est la révolution » affirme Marcos Morau.

Mise en scène et chorégraphie : Marcos Morau
Assistants : Lorena Nogal, Ariadna Montfort
Lumières : Bernat Jansà
Scénographie, costumes : La Veronal
Costumes réalisés par l’atelier Costumes du CCN - Ballet de Lorraine
Dramaturgie : Roberto Fratini
Musiques : Akira Rebelais, Benjamin Britten
Répétiteurs : Thomas Caley & Valérie Ferrando
Interprètes : Jonathan Archambault, Agnès Boulanger, Alexis Bourbeau, Guillaume Busillet, Matthieu Chayrigues, Pauline Colemard, Charles Dalerci, Tristan Ihne, Vivien Ingrams, Laure Lescoffy, Valérie Ly-Cuong, Sakiko Oishi, Elsa Raymond, Elisa Ribes, Yoann Rifosta, Ligia Saldanha
Percussionniste : Grégory Terendij

Production réalisée par le Centre Chorégraphique National – Ballet de Lorraine

Parcours de Marcos Morau

Marcos Morau a étudié la chorégraphie à l’Institut del Teatre de Barcelone, le Conservatorio Superior de Danza de Valencia et à Movement Research de New York, où il a obtenu la plus haute note pour son projet de fin d’études ainsi qu’un prix de l’Institut del Teatre. Il a été assistant au Nederlands Dans Theater II, et pour la Compagnie IT Dansa, dirigée par Catherine Allard. Il a également étudié la photographie et le théâtre et a obtenu une Maîtrise en théorie de théâtre. En 2005, il crée La Veronal, une compagnie regroupant des artistes des champs de la danse, du cinéma, de la photographie et de la littérature. La Veronal a créé une série d’œuvres prenant pour point de départ un pays ou une ville, établissant un lien entre danse et géographie. En 2013, Marcos Morau reçoit le prix national de danse du Ministre de la culture espagnol, ainsi que le prix Sebastià Gasch, accordé par la Fondation des Arts et du Design. Il a également été récompensé lors de nombreux concours internationaux de chorégraphie. Il a reçu le prix du meilleur spectacle à Fira Tarrega pour Los Pájaros Muertos et le Prix « Butaca », décerné par le public pour la meilleure prestation de danse 2013, pour Siena. Marcos Morau et son équipe travaillent également avec d’autres compagnies internationales. Au cours des saisons à venir, ils créeront des œuvres pour la Compagnie Nationale de Danse d’Espagne dirigée par José Martínez, le Ballet Scapino Rotterdam, Skånes Dansteater et Norrdans en Suède, le Ballet Teatres de la Generalitat Valenciana et le Théâtre Royal Danois, entre autres. La Veronal a joué dans de nombreux festivals et théâtres partout dans le monde, dont le Théâtre National de Chaillot à Paris, la Biennale de Venise, DanceSalad Festival à Houston, Temporada Alta, le Roma Europa Festival, SIDance Festival à Seoul, au Stockholm Dansens Hus et au Sadler’s Wells Theatre à Londres.

 

Aux Rencontres chorégraphiques :
2014 Portland (La Veronal)