Clara Hermans
Belgique

Jan Martens / GRIP & fABLEUS

PASSING THE BECHDEL TEST

  • Samedi 16 mai 2020  • 17h
  • Dimanche 17 mai 2020  • 15h

    MC93 – Bobigny

13 interprètes • 110 min

 

 

ENGLISH

"There are some stories which need to be retold by each generation."
Virginia Woolf, 1927. In PASSING THE BECHDEL TEST, Jan Martens, together with 13 youths (f/x), draws up a report on the state of affairs in matters of gender diversity and gender equality in the world today. Thirteen youths crawl into the skin of women authors and personalities from the past and present, from Woolf to Winterson, from Sontag to Solnit. Text fragments from letters, diaries, lyrics, essays and TED talks form the frame for the performance. For the first time, Jan Martens chooses completely for text. Drawing on his choreographic perspective, and working together with 13 youths, he designs this manifesto for the future.

 

Le Bechdel Test trouve son origine dans une bande dessinée de la féministe américaine Alison Bechdel. D'un film (ou autre), vérifions qu'il contienne au moins une scène où des femmes clairement identifiées discutent d'autre chose que des hommes sur une durée d'au moins cinq minutes. Alors en 1985, 97 % des productions de Hollywood auraient été recalées. Il est rare qu'un homme s'emploie à poser un grand geste féministe. C'est le cas de Jan Martens, dans sa dernière pièce PASSING THE BECHDEL TEST.

Objet de toutes les attentions, ce chorégraphe flamand, tout d'une écriture intrépide et insolente, ne produit jamais deux pièces qui se ressemblent. PASSING THE BECHDEL TEST tend vers un bord très expérimental du chorégraphique. Ensemble avec la structure fABULEUS, dédiée aux plus jeunes talents, Jan Martens lance un avis d'audition pour des adolescent.e.s exclusivement, se définissant lesbiennes, ou bisexuelles, ou plus généralement queer, rejetant les identifications binaires dans les questions d'orientation et de genre.

Treize sur le plateau, leur action pleine et entière est d'assumer leur présence affirmée au regard et à l'écoute d'un gigantesque montage de mots et d'images. La résonance est considérable, entre ce que montre un corps, ce que soulève un collectif discursif, confrontés dans l'espace à une orchestration de supports médiatiques des formes et discours de la représentation. Où l'on entend récits et réflexions de ces jeunes personnes à l'heure de #metoo, tissés avec une somptueuse collection de citations issues de la chanson, du cinéma, des littératures et combats féministes de l'univers moderne et contemporain.

Singulier et collectif, un être en devenir vibre là sous nos yeux. Cela par la force du discours qui la construit, qu'elle élabore, ou qu'elle combat. Un autre genre de geste. En tout cas de puissance.


Rencontre avec Jan Martens à l’issue de la représentation le samedi 16 mai.

Conception: Jan Martens
Interprètes : Isabel Braamkolk, Noor Caestecker, A. Claassen, Renée De Coninck, Luna Glowacki, Bente Govaerts, Noor Hollemeersch, Birgit Lesage, Marie Libens, Hannah Peiren, Celina Vercruysse, Yanou Van Dessel, Mirren Vandenberk
Assistante artistique : Kimmy Ligtvoet
Dramaturgie : Peter Anthonissen
Conseil : Rudi Meulemans
Création lumières : Elke Verachtert
 
Production : fABULEUS & GRIP
Coproduction: tanzhaus nrw (Allemagne), STUK (Belgique)