James Wright
Australie

Lilian Steiner

Noise Quartet Meditation

  • Mardi 29 mai 2018  • 19h 30
  • Mercredi 30 mai 2018  • 19h 30
  • Jeudi 31 mai 2018  • 19h 30

    Le Colombier

2 danseuses et 2 musiciens • 40 min

ENGLISH

With her work Noise Quartet Meditation, Australian choreographer Lilian Steiner offers an alternative kind of meditative experience. Performed by two dancers and two percussionists, Noise Quartet Meditation investigates the power of tranquillity in its relationship to chaos, and the resonant harmony existent in their perpetual exchange.
The amplification of the most imperceptible of vibrations swells until it unravels as a cyclone of moving flesh and sound. As a dialogue forms between the turbulent and the calm, the mind falls into surrender and the body discovers a heightened state of awareness.

Noise Quartet Meditation invites us to observe and fall subject to its ceremonial embrace.

 

Deux corps de femme debout et immobiles, silencieuses, droites, bras pendants, yeux fermés. Face à elles, deux hommes dans la même posture, yeux ouverts.
Les premières tendent leurs mains vers les seconds qui y déposent deux galets lisses, comme une offrande, un hommage à la nature, aux éléments qui la composent, à leur solidité et leur présence. Les deux danseuses se mettent à tournoyer sur elles-mêmes, dans un mouvement régulier tandis que la musique démarre, interprétée par les deux percussionnistes. Les présences s’installent, denses.
La plupart du temps, les corps des deux danseuses sont en parfaites synchronicité, dans une forme de lenteur sensuelle qui parfois se brise pour laisser chacune épouser son propre rythme lorsque la musique s’intensifie ; lorsque que les corps, guidés par les coups de gong, sont pris de tremblements.
Noise Quartet Meditation se présente comme un cérémonial d’une grande simplicité et d’une grande élégance qui, tout en conviant au retour sur soi, n’exclut pas le dialogue avec l’autre.
Lilian Steiner livre ainsi une invitation à trouver son propre rythme dans le flux agité de l’existence, à se défaire des forces contradictoires qui nous traversent et s’imposent à nous, jusqu’à parfois nous égarer. Suivant la leçon d’un samouraï japonais, Suzuki Shōsan qui disait qu’il était bon de pratiquer le zazen lorsque l’on était soumis à de fortes pressions, elle remet le corps et ses sensations au centre pour accéder à un état intensifié de conscience, dans une chorégraphie qui privilégie la douceur et l’écoute, en quête d’un espace habitable.

Chorégraphie, interprétation : Lilian Steiner
Interprètes : Briarna Longville, Atticus Bastow, James Cvetkovski, Lilian Steiner
Création sonore : Atticus Bastow, Jonnine Nokes

Présenté en partenariat avec Dancehouse Melbourne avec le soutien de Australia Council for the Arts, avec des soutiens à la création de Creative Victoria, Melbourne Fringe et Lucy Guerin Inc.