Williamvandervoort
Belgique

Louis Vanhaverbeke

MULTIVERSE

  • Samedi 9 juin 2018  • 21h
  • Dimanche 10 juin 2018  • 19h 30

    La Commune

solo • 65 min

ENGLISH

Louis Vanhaverbeke is a multifunctional disc-jockey. He bounces arguments back and forth, sands his lyrics down, folds his thoughts up so they’re like a kit. He pumps up the best hits, brushes references off them until the thoughts bounce and we’re blown into a new dimension. Arranged in levels between statement and performance. The rest of his set of tools consists of plastic buckets, household stuff and other junk. Can he escape this tsunami of words and objects? Is he absorbed by all this mess? Or are they actually the tools he needs to keep ahead of the flow?

 

En voyant le solo de Louis Vanhaverbeke, on pense à Francis Ponge et son Parti pris des choses. Ici l’objet règne en maître et le chorégraphe-interprète en bricoleur de génie qui leur donne vie. Soit donc une ronde dessinée par différents objets usuels posés au sol, pour beaucoup très colorés : un balai, un seau, un vaporisateur, un frisbee, sans oublier quelques platines sur lesquelles vont se succéder des vinyls. Autour d’eux évolue Louis Vanhaverbeke. La plupart du temps, il court en rond attrapant un objet après l’autre, comme s’il était l’unique protagoniste d’un jeu mystérieux, un satellite tournant autour de la Terre ou encore le Créateur rectifiant sa création. Il souffle dans un ballon qui devient mappemonde, déroule un tapis qui devient galette, planète, lune ou écran de projection, extrait soudain d’une caisse rouge portée comme un short de quoi faire un justaucorps. Parfois aussi il s’arrête, trafique un objet, installe des fils ou des guirlandes de papier coloré avant de repartir pour une nouvelle aventure.
Celles-ci se font en musique. D’abord rap puis électro pop, elle vire au disco avant d’égrener de vieux standards. Le tube de Police, Spirits in the material world (1981), convoqué et déformé pourrait d’ailleurs servir de sous-titre à la pièce. En effet, entre les mains de Louis Vanhaverbeke les objets acquièrent une poésie et une existence propre, comme cette platine diffusant une valse, et dansant suspendue dans les airs.
Le chorégraphe belge livre une pièce inventive, drôle, qui convoque aussi bien le slam que la bidouille, le mouvement que les chansons. Et MULTIVERSE qui désigne l’ensemble des univers possibles dans une théorie physique donnée, expose la polysémie des choses et fait l’éloge de la pluralité des mondes.

Conception, chorégraphie, inteprétation : Louis Vanhaverbeke
Dramaturgie : Dries Douibi
Conseil : Matias Daporta

Production : CAMPO arts center

 

Avec le soutien des Autorités flamandes