Francesco Presepi
Italie

Marco d'Agostin

BEST REGARDS

  • Vendredi 13 novembre 2020  • 20h
  • Samedi 14 novembre 2020  • 20h

    L'Embarcadère

solo • 50 minutes

Création

Surtitrage

 

 

ENGLISH

A letter written to someone who will never answer, a memory exercise, a dance in the shadow (or in the light) of Nigel Charnock, performer and author of the DV8 Physical Theater. Marco D’Agostin celebrates his memory with a show of desperate entertainment, without nostalgia, trying to answer the question: what would you write to someone who will never read your words?

 

28 et 29 mai 2011 au Nouveau théâtre de Montreuil. Moment inoubliable aux Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis. Nigel Charnock interprète son solo One Dixon Road. Beaucoup connaissent juste le nom de celui qui fut membre de la légendaire compagnie londonienne DV8. Son esthétique exubérante tranche sur le goût français, plus circonspect. Pourtant, quelque chose de solennel étreint cet instant.

2019. Une mémoire de Nigel Charnock – depuis lors disparu – nous est rendue, à travers le solo d'un jeune homme, Marco D'Agostin. De celui-ci, on n'est pas près non plus d'oublier la percutante apparition aux Rencontres chorégraphiques, voici deux ans dans Everything is OK. À nouveau en solo, l'impétueux italien signe maintenant BEST REGARDS. Des Best Regards sont la formule de politesse, un rien empruntée, dont on conclut un courrier en anglais.

Car sur scène, c'est une lettre de mots et de gestes, que Marco D’Agostin adresse à Nigel Charnock. Encore tâtonnant dans ses justes vingtièmes années, la rencontre entre ces deux caractères d'exception marquera le plus jeune à jamais : « Souvent incompris parce que jugé superficiel, voué au spectacle de divertissement, ce grand artiste m'a semblé alors incarner une absolue liberté – cette notion si délicate à manier – et indiquer comment la danse, loin d'être un art à part de tout, peut se nourrir de tout ce qu'il y a de vivant sur cette terre ». Leçon enregistrée.

Derrière le bouffon survolté, c'est à un Charnock avançant en funambule fragile et émouvant, par-dessus le vide de l'amour et de la mort, que Marco D'Agostin s'adresse. En présence des spectateurs, il meuble une distance à jamais béante, qu'habite un hiatus fécond entre l'énergie des débordements scéniques et la sincérité des pensées inquiètes.

Conception, interprétation : Marco D'Agostin
Son, graphisme : LSKA
Textes : Chiara Bersani, Marco D’Agostin, Azzurra D’Agostino, Wendy Houstoun
Lumières : Giulia Pastore
Scènes : Andrea Sanson
Conseil scientifique : The Nigel Charnock Archive, Roberto Casarotto
Conseil en dramaturgie : Chiara Bersani, Claudio Cirri, Wendy Houstoun, Tabea Martin, Alessandro Sciarroni
Conseil technique : Eleonora Diana, Luca Poncetta, Paola Villani
Coach du mouvement : Marta Ciappina
Régisseur : Paolo Tizianel
Promotion, traduction : Damien Modolo
Administration : Eleonora Cavallo, Federica Giuliani

Production : VAN
Coproductions : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, KLAP Maison pour la danse à Marseille, CCN2-Centre chorégraphique national de Grenoble (France)
Soutiens : Centrale Fies, CSC/Centro per la Scena Contemporanea, inTeatro, ERT, the WorkRoom, Teatro Comunale di Vicenza (Italie)


Avec le soutien de l’Institut Culturel Italien de Paris