DR
Australie/Allemagne

Martin Hansen

Monumental

  • Vendredi 25 mai 2018  • 20h
  • Samedi 26 mai 2018  • 20h
  • Dimanche 27 mai 2018  • 17h

    Le Colombier

solo • 35 min

ENGLISH

A dance work made with history, activated by labour. Monumental consists of reconstructions of Anna Pavlova's seminal 1905 solo, The Dying Swan. Are classics made to be re-written? In this solo, Martin Hansen mixes human labour, complex stage instructions with the most iconic work in dance history. A playful enterprise of reconstruction and destruction, 'Monumental’ questions the fine line between the canonical and the common.

 

Créée par Martin Hansen avant If It's All In My Veins présenté aussi cette saison aux Rencontres chorégraphiques, Monumental s'attache également à la relecture de l'histoire de la danse à l'aune d'aujourd'hui et à l'appropriation de quelques-unes de ses figures mythiques.
Ici, le chorégraphe interprète lui-même un solo qui consiste en la reconstruction de La Mort du cygne telle qu'Anna Pavlova, étoile du Ballet impérial russe, le créa en 1905 et qui fit sa légende.
Agissant à vue, construisant le décor (quelques panneaux, une machine à fumer…), Martin Hansen invite à contempler la petite fabrique des images de la danse, applaudissements inclus. Interprétant de manière à la fois technique, fluide et dégagée la partition, il construit des hypothèses, tente des approches, crée une distance, creusée par une voix off qui prend une forme tour à tour narrative, réflexive, descriptive, et développe un plan parallèle à la danse qui se joue sur le plateau, lui offrant une caisse de résonance.
Le chorégraphe affirme que Monumental est une façon de « dé-monumentaliser » le monument. Derrière cette formule, il s'agit bien pour lui de creuser un rapport à l'histoire qui ne soit ni fidèle et simple reproduction, ni pure déconstruction. Une histoire qu'on ne lirait pas comme une simple ligne droite tendue vers le progrès, le présent succédant au passé, mais comme une façon de superposer des strates, comme un réseau de phénomènes qui s'entrecroisent, s'entrelacent et produisent une mémoire que chacun peut approcher et s'approprier.
Avec son solo, il interroge ainsi, l’air de rien, à la fois ce qu'on peut faire d'un « monument », la place des canons de l'art chorégraphique et de la beauté mais aussi le caractère éphémère et mortel de la danse.

 

Conception, chorégraphie, interprétation : Martin Hansen
Création lumières : Gretchen Blegen
Mentor : Thomas Plischke
Consultants en dramaturgie : Melanie Jame Wolf, Ezra Geen
Voix : Inna Krasnoper, Louise Truehardt

Productions : Martin Hansen, the Hochschulübergreifendes Zentrum Tanz Berlin (Allemagne)