Veronique Baudoux
France

Mylène Benoit

Gikochina-sa / ぎこちな さ

  • Vendredi 15 juin 2018  • 20h
  • Samedi 16 juin 2018  • 18h

    Nouveau théâtre - salle Maria Casarès

2 danseurs, 2 musiciens • 70 min • création

ENGLISH

Gikochina-sa is a performance for two dancers-singers and two musicians, that rely on the observation of unintentional movements such as nervous tics and dyskinesia. The aim is to create a poetic language from the gestures that the body creates despite itself. The dyskinesia is here more than a symptom, it is an untamed expression of disorder. During a residency at the Villa Kujoyama in Japan, Mylène Benoit and the artistic team created a unique “language” through the confrontation between traditional Japanese performing arts and the vocabulary of unintentional movements.

 

Gikochina-Sa est une pièce qui scintille entre deux mondes. Deux cultures de corps aussi éloignées que fascinantes l'une à l'autre. Le Japon. Le monde occidental. Chorégraphe, Mylène Benoit est tout autant plasticienne, vidéaste. L'image du corps est sa passion. Soit un dépassement du concret massif de la matière. Mais tout autant un refus de se réduire dans un aplat à deux dimensions.

Sa recherche, insolite, s'est d'abord consacrée aux dyskinésies. Il s'agit des mouvements involontaires, heurtés, qu'on observe, par exemple et entre autres, chez des personnes atteintes de Parkinson. Faut-il n'y voir qu'un désolant désordre ? Ou y déceler l'amorce d'une autre qualité, peu soupçonnée, de langage corporel ? Cette exploration magnifiquement travaillée avec la danseuse Célia Gondol, elle aussi plasticienne, s'est développée sur une somptueuse musique de matières électroniques, par Nicolas Devos et Pénélope Michel en live.

Mylène Benoit a également séjourné au Japon, qu'elle découvrit alors, d'un œil intégralement neuf. Tout l'y a bouleversée, dans une écriture des gestes, codifiée à l'extrême, vouée à un raffinement de tous les instants. Elle y a rencontré le danseur contemporain Atsushi Heki, également expert dans l'interprétation la plus rigoureuse et scrupuleuse du noble répertoire ancestral du Nichibu. Avec lui, allait s'expérimenter la démarche inverse, qui part d'un langage gestuel ordonné à l'extrême, pour s'y autoriser un chahut progressif de prises de liberté.

Du désordre à la rigueur, et réciproquement : Gikochina-Sa effectue, jusqu'à l'envoûtement, un chemin qui renouvelle encore les significations contradictoires, et jamais épuisées, du corps en mouvement.

Conception, chorégraphie : Mylène Benoît
Collaboration artistique et assistanat : Magda Kachouche
Assistante artistique au Japon : Masako Kotera
Interprètes : Célia Gondol, Atsushi Heki
Musique live : Nicolas Devos & Pénélope Michel (Cercueil/Puce Moment)
Direction du travail vocal : Jean-Baptiste Veyret-Logerias
Spécialiste budo : Hino Sensei
Spécialiste nô : Yoshiko Washio
Spécialiste nichibu : Atsushi Heki
Création lumières : Annie Leuridan, Juliette Romens
Conseil scénographie : Christophe Gregorio
Costumes : Frédérick Denis


Production : Contour progressif
Coproductions : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Le Phare/ Centre chorégraphique national du Havre Normandie, L’échangeur - Centre de Développement Chorégraphique Hauts-de-France, Le Vivat - scène conventionnée d’Armentières, L’Atelier de Paris-Carolyn Carlson / Centre de développement chorégraphique, Ballet de Lorraine - Centre Chorégraphique National / l’Institut français - Villa Kujoyama - Fondation Bettencourt-Schuller
 
Avec l’aide de la Briqueterie - centre de développement chorégraphique du Val de Marne.
Avec le soutien de l’Institut français - Région Nord Pas de Calais.
La compagnie Contour Progressif bénéficie du soutien du Ministère de la culture / Direction régionale des affaires culturelles des Hauts-de-France, au titre de l’aide à la compagnie conventionnée; de la région Hauts-de-France au titre de l’aide au programme d’activités.