Patrick Gheleyns
Brésil/France

Paula Pi

Alexandre

  • Mardi 22 mai 2018  • 20h 30
  • Mercredi 23 mai 2018  • 20h 30
  • Jeudi 24 mai 2018  • 20h 30

    Centre national de la danse

solo • 60 min • création

 

Cette pièce a été créée à l’origine comme un duo avec Sorour Darabi. Pour des raisons artistiques, elle a évolué en un solo où la question du même et de l’autre, de l’identité et du double sont travaillées au sein d’un même corps.

ENGLISH

A few years ago, I fell across a recording of the voice of an Indian of the Xavante tribe (from the state of Mato Grosso, Brazil). The musicality of this language and the enigma that surrounded it captured me. However, I could only understand one word: Alexandre ... Starting from the sound archive of this voice, it will be a question of playing with the notion of translation as a zone of passage, as a space between two languages, two lips, two banks, two alterities and, therefore, two bodies. Two as well as the two minutes that this recording lasts, two as in the founding myths about twins in several cultures of oral tradition, two as in a duet, and especially, two to look for the in-between.” Paula Pi

 

Au début, une voix : l’enregistrement d’un timbre, d’un souffle, comme l’apparition d’une altérité radicale. Au début, une langue : un rythme, un phrasé, une répétition, un sens qui se dérobe. De cette voix naît une série de questions touchant à la langue. Qu’est-ce que la danse peut faire d’une voix : tenter d’approcher le monde qu’elle transporte à la lisère du sens, ou redéployer un mouvement au creux de ses intensités, de ses frictions afin de reconstituer son propre système de sensation et d’interprétation ? Au terme d’un trajet avec les questions physiques, linguistiques ou anthropologiques soulevées par cet enregistrement portant sur un rituel de passage masculin, Paula Pi a produit une pièce – faisant de ce prénom le mot de passe d’une transformation possible.  Comme dans sa précédente création, Ecce Homo, le matériau de départ inscrit les coordonnées d’un nouveau territoire sensible. D’abord accompagnée du performeur Sorour Darabi, puis seule, Paula Pi a formé un nœud, un entrelacement où vient s’enrouler une réflexion sur la construction du même et de la différence. Entre son corps, sa voix et ses doubles imaginaires s’élabore un rituel naviguant entre le proche et le lointain, la fusion et la coupure, le rêve et la réalité, le masculin et le féminin.

 

Un projet par et avec : Paula Pi
 
Avec la collaboration de:
Gilles Amalvi : dramaturgie et son
Pauline Le Boulba : dramaturgie
Rachel Garcia : collaboration artistique
Florian Leduc : espace et lumières
Violeta Salvatierra : accompagnement en pratiques somatiques
Sorour Darabi : interprète pendant le processus de création
 
Administration / production : BureauProduire
 
Remerciements : neo Huelcker, Alexandre Lemos, José Valmir Ruzeré Imãmã, Viviane Ronbidzari’õ Inã, Paulo Cézar Tsitõti et toute la communauté de Aldeia Belém, Mathilde Gautry, Prabhu Edouard, Maïwenn Rebous et nathalie Becquet, Lisa Biscaro Balle, Coline Bulloz et Gwendal Raymond.