Gilles Aguilar
Brésil

Vania Vaneau

Blanc

  • Mercredi 31 mai 2017  • 19h 30
  • Jeudi 1 juin 2017  • 19h 30
  • Vendredi 2 juin 2017  • 19h 30

    Le Colombier

COMPLET LE 31 MAI  

1 danseuse, 1 musicien live • 45 min

ENGLISH

The work is based on a research about trance and transformation. Trying to peel the layers of the body, of the materials, of the landskapes. The change of skin, the figure of the shaman. The body is crossed by fluxus of energies and images. It is, on one side, material and limitated, and on the other utopic, multiple and infinite. Moving between the strata of a continum that goes from reality to fiction, from real to imaginary, and from rational to unrational.

Vania Vaneau, née au Brésil, est arrivée en France adolescente. Elle puise pour son premier solo à trois sources de son pays d’origine : les rituels de transe chamaniques et afro-brésiliens, les Parangolés de l’artiste tropicaliste Hélio Oiticica, performances où les danseurs étaient revêtus de « capes » assemblant des tissus de récupération, et le mouvement dit anthropophagique qui, dans les années 1920, proposa la « digestion » des cultures dominantes et leur régurgitation dans une forme nouvelle après le mélange avec les cultures populaires.
 

C'est donc à une forme d'« archéologie corporelle » que Vania Vaneau invite ici. Comme un filtre, son corps est traversé par des flux d’histoires, de cultures, d’états et d’émotions.


Accompagnée du guitariste Simon Dijoud, elle est d'abord saisie par la transe, secouée par des vibrations, des tremblements de plus en plus violents et convulsifs. Puis elle revêt des costumes colorés les uns par-dessus les autres, empilant les strates jusqu'à se recouvrir totalement, avant de tourner sur elle-même, prêtresse d'un culte inconnu. Et lorsqu'elle s'extrait de ces vêtements et se met à nu, c'est pour se peindre de couleurs. Le théâtre et le rituel se mêlent ; l'irrationnel affleure, jamais très loin du « masque civilisé », du statut urbain, occidental et blanc que Vania Vaneau incarne et interroge.


Entre chorégraphie, concert et performance, Blanc invite à une réflexion sur l'identité, comment elle se constitue, comment elle ne peut se concevoir sans mélange - la lumière blanche est celle qui contient toutes les couleurs - et met en exergue la beauté des mues successives.

 

CONCEPTION, INTERPRÉTATION : Vania Vaneau
GUITARE : Simon Dijoud
ASSISTANT : Jordi Galí
LUMIÈRES : Johann Maheut
PRODUCTION : Arrangement Provisoire
COPRODUCTIONS : CCN Rillieux-la-Pape (Matière Première), Le Pacifique – Centre de Développement Chorégraphique (Grenoble), Ramdam.
RÉSIDENCES : Les Subsistances (Lyon), L’Animal a la Esquena (Celrà)