Andrea Simi
Italie

Virgilio Sieni

Chukrum / Petruska

  • Jeudi 6 juin 2019  • 20h 30

    Espace Michel-Simon

Chukrum

6 interprètes • 18 min

Petruska

6 interprètes • 36 min

Premières en France

ENGLISH

Chukrum proposes figures that introduce another point of view of the puppet Petruska and his “human” vicissitudes : a look at the nature of man, in which the dark side is none other than the essence of the body as it shows itself stripped of its adornments. The entire piece alludes not only to man’s birth but to the very spark that generates him, the gesture that determines him. The musical composition delves into the “night-time of the body,” revealing perceptive planes that refer to the night as revealing a world of ancestral, originating forces.

 

Petruska builds a bridge to the impossible. A bridge between us and the void, between us and what is hidden. Petruska is a marionette and not a marionette : he lives in two worlds, in two visions and two experiences. Petruska is making his way, jesting and falling in love, moving between play and tragedy : he forgets his immateriality and, like an angel of beasts and of fun, tears open a passage into life. The show develops around the relationship between the marionette and tragedy, play and archaeology.

 

 

Des images baignées dans la brume, une blancheur laiteuse et éblouissante, des corps qui apparaissent par fragments, se dessinent et disparaissent, se fondant dans le décor. C'est ainsi que commence Chukrum, courte pièce de Virgilio Sieni sur une musique de Giacinto Scelsi composée en 1963. Elle précède Petruska qui revisite l'œuvre de Stravinsky, inspirée de la marionnette du théâtre populaire russe, figure de « l’éternel et malheureux héros de toutes les foires, de tous les pays » selon les mots du compositeur.

Qu'y a-t-il de commun entre les deux chorégraphies ? Entre une pièce fantomatique baignant dans une atmosphère mystérieuse et envoûtante, et l'adaptation d'un ballet créé en 1911, entre L'Oiseau de feu et Le Sacre du printemps ?

Une même volonté de fouiller l'archéologie des corps, d'une œuvre et de l'être humain. Dans Chukrum, l'homme émerge de la lumière, semblant s'extirper d'un monde ancestral, archaïque. Puis surgit Petruska, comme dans la continuité d'une naissance. Plutôt que de suivre les aventures de ce pantin qui devient humain, du charlatan qui le tourmente, de la ballerine qui ne l'aime pas et du Maure qui le tue, Virgilio Sieni propose la traversée d'états, entre jeux et tragédie, entre humanité et marionnette, obéissant à la loi qui veut que les expériences se succèdent, graves ou légères. Ici, chaque danseur peut être tour à tour Petruska.

En proposant ce diptyque, le chorégraphe se penche sur la dimension fatale et éphémère de l'existence, traversée de moments de grâce, de fête, de fulgurances et d'empreintes laissées dans l'espace comme autant de traces des vicissitudes humaines. Une danse partagée qui permet d'exorciser le tragique de la condition humaine.

 

 

Chukrum

Chorégraphie et mise en espace : Virgilio Sieni

Musique : Giacinto Scelsi

Interprètes : Jari Boldrini, Ramona Caia, Claudia Caldarano, Maurizio Giunti, Giulia Mureddu, Andrea Palumbo

Lumières : Mattia Bagnoli

Costumes : Elena Bianchini


Petruska

Chorégraphie et mise en espace : Virgilio Sieni

Musique : Igor Stravinsky

Interprètes : Jari Boldrini, Ramona Caia, Claudia Caldarano, Maurizio Giunti, Giulia Mureddu, Andrea Palumbo

Lumières : Mattia Bagnoli

Costumes : Elena Bianchini


Production : Teatro Comunale di Bologna (Italie)

La compagnie est soutenue par le Ministère des Biens et Activités culturels et du Tourisme, la Région Toscane et la Ville de Florence (Italie).


Avec le soutien de l’Institut Culturel Italien de Paris