"Héroïne"

création d'Elodie Escarmelle

  • Mardi 3 juillet 2018  • 17h 30

    Conservatoire de Montreuil

« Comme de très nombreuses femmes de ma génération, de celle de ma mère, et sûrement encore de celle de ma fille à l'avenir, j'ai parfaitement intégré le mythe inaccessible de la femme parfaite : celui de pouvoir tout réussir, dans toutes les sphères de ma vie, sans qu'aucune de celles-ci ne soient jamais autorisées à se rencontrer. Mon projet Héroïne est né de l'envie de porter un regard acide et amusé sur cet archétype féminin moderne. »
Elodie Escarmelle

 

Dans le cadre du projet « Héroïnes », mis en place par les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis et soutenu par le Ministère de la Culture (dispositif « Action culturelle et langue française »), le Service du Développement et de l'Action Territoriale de la DRAC Île-de-France (Dispositif « Culture et lien social ») et par la Ville de Montreuil (Contrat de Ville – Est Ensemble).

 

Ce projet mené en partenariat entre les Rencontres chorégraphiques et plusieurs structures sociales de la Ville de Montreuil (centre social Grand Air, centre social Espéranto, Association Aurore-Epicerie Solidaire) s'est articulé depuis le mois de janvier 2018 entre ateliers chorégraphiques, ateliers du regard sur l'Histoire de la danse et sorties culturelles.
Il s'adresse à des adultes étrangers allophones et à des personnes en situation d'illettrisme inscrits aux ateliers socio-linguistiques au sein des structures montreuilloises partenaires.
 

A l'issue de la représentation, un débat sur la place de la femme dans la société sera mené par l'enseignante-chercheuse, et fondatrice de « Parole en scène », Véronique Sternberg.

 

Biographie d'Elodie Escarmelle

Danseuse, chorégraphe, pédagogue.

Elodie Escarmelle s’est formée à Londres au Laban centre et travaille depuis principalement en France, ainsi qu’en Europe. Elle a collabore avec les chorégraphes Nasser Martin-Gousset, Nadine Beaulieu, Agnès Pancrassin, Claire Filmon en France, Janine Harrington en Angleterre, Tania Soubry au Luxembourg, ainsi que plusieurs chorégraphes New Yorkais. Elle a aussi participé aux œuvres des artistes Tino Sehgal à Paris ou Olek à New York.

Pour sa compagnie Small Room Dance, elle a créé quatre pièces présentée en France, en Irlande ou en Angleterre, et prépare sa cinquième création Héroïne pour la saison 2017-18. Sa démarche avec Small Room Dance la conduit a mener régulièrement des projets destinés à des publics amateurs ou non-danseurs, par exemple le projet Parler la danse, écrire le geste : chorégraphies du quotidien, mené avec des groupes d’alphabétisation à Montreuil.