PARCOURS II Paysages et souvenirs dansés partagés

Restitution publique du projet mardi 28 avril 2020 aux Archives Nationales, site de Pierrefitte‑sur‑Seine

NOTE D’INTENTION

« Découvrir et partager les souvenirs dansés et liés à la danse des uns et des autres et prendre conscience de cette richesse.

Expérimenter la danse et la ciné-chorégraphie autour des notions de « souvenir », « transmission », « territoire » et « réverbération » dans la création d’une oeuvre interdisciplinaire à la lisière entre danse, vidéo, arts plastiques.

Diversifier et développer les moyens d’expression de l’être humain en relation avec l’autre et en société.

Composer des scènes ciné-chorégraphiques, des cartographies gestuelles.

Rencontrer des univers créatifs de l’histoire de la danse de chacun(e) des artistes et des habitant(e)s.

Fabriquer un souvenir dansant.

Traduire en mouvement l’expérience artistique vécue.

Exposer les traces.
Danser ensemble autour de la notion de souvenir et du thème d’être et de vivre ensemble.

Transmettre des cartographies gestuelles».
 

Paulina Ruiz Carballido et Jean-Baptiste Fave

RESTITUTON

La restitution du projet prendra la forme d’une performance ciné-chorégraphique / danse élargie où danse, projections, mémoires fictives et réelles, sons, présences, gestes, atmosphères, mots, photos seront tricotés et mis in situ dans l’architecture d’une façon cinétique et itinérante. Dans cette performance, les participants et les artistes se rencontreront et se mélangeront pour créer une espace sensible et des états de rencontres en état de danse. Inviter les spectateurs à se déplacer, à déambuler « en traveling » dans l’espace pour percevoir et interagir avec les images en mouvement, saynètes virtuelles ou réelles.

 

CONTENU


A la manière d’un inventaire à la Prévert, voici les thématiques que nous explorerons de manières transversales :


Traces, mémoires des danses, gestes d’ici et d’ailleurs, portraits et paysages dansants ;
Rendre visible les souvenir de nos premières danses ;
Dévoiler des états du corps, (inter)relations, territoires sensibles, récits, images, gestes sonores, textures, contextes, paysages et souvenirs dansés partagés ;
Conscience de l’importance de la présence des corporalités dansants, gestes quotidiens, artistiques et culturels. Rendre hommage aux cartographies gestuelles de la rencontre avec l’autre : être ensemble ;
Cohabiter avec d’autres ;
L’éloge des rencontres ;
L’échange des expériences et des savoirs ;
Diversité des souvenirs dansants d’une humanité commune ;
Montrer que chacun à quelque chose à apporter dans le lieu symbolique de l’école et que cet apport peut venir des élèves et des familles eux-mêmes ;
Montrer la richesse de cet apport des uns pour les autres ;
Mettre en évidence le fait que la richesse, la saveur vient de la diversité, à la manière du miel récolté en ville qui est plus savoureux (diversité des plantes venues d’ici et d’ailleurs) ;
Habiter, transformer, ré-inventer nos présences par la danse, relier nos traces spatio-temporels et souvenirs par l’interdisciplinarité entre danse, vidéo et son ;
Préserver la mémoire collective des danses, des gestes partagés, d’ici et d’ailleurs ;
Faire prendre conscience aux participants de leur corporalité, de leur mémoire gestuelle et de l’importance de sauvegarder et de partager ce qui leur tient à cœur.

 

Qu'est-ce que la vidéo-danse ?
 

« Vidéodanse », « danse à l’écran », « danse pour la caméra », « ciné-chorégraphie » sont tous des synonymes qui expriment l’intention des chorégraphies explicitement créées pour exister à l’écran. Le langage cinématographique et chorégraphique d’un point de vue technique et créatif enrichit la perception de la danse en engendrant un croisement de langages entre ces deux disciplines. Cette combinaison de deux disciplines, la danse et le cinéma permet de mêler les ressources de chacune afin d’entrelacer les relations mouvement – temps – espace et corps.

« Ces disciplines, offrent une création nouvelle ; elles s’articulent entre elles et ouvrent la perception de chacune à ce qui les traverse et les dépasse : le geste dansé » Paulina Ruiz Carballido

Le but de la vidéodanse est de revisiter la chorégraphie en y intégrant l’outil cinématographique : la caméra, à travers ses mouvements et points de vue devient partie intégrante de la chorégraphie.

Aux frontières du cinéma, de la danse et des arts visuels, les participants seront invités à regarder et sentir les images en mouvement, les décrire et comprendre leurs fabrications. Puis il sera question d’aborder l’écran comme espace choré-ciné-vidéo-graphique, afin de créer des portraits dansants de leurs souvenirs de danse en lien avec l’architecture de l’école, du quartier.

Quelle place prend la danse dans notre quotidien aujourd’hui ? Comment pratique-t-on par la danse le lieu, le paysage, l’écran, l’école ? Les enfants et participants de tout âge sont invités à créer une vidéo-danse atypique dans différents environnements de leur école, maison quartier. Chaque proposition vidéo-dansante doit inviter les participants à se laisser influencer d’une façon authentique, surréaliste, poétique et nouvelle, et à réinventer un mode d’apparition et en relation propre au lieu qui les accueille : leur école et autres lieux possibles.

Les activités sont organisées de telle manière à interroger en premier lieu le regard des enfants, participants de tout âge. Au cours de différentes sessions, nous cherchons à développer chez les participants une qualité du regard par rapport à l’autre et à l’art avec l’alternance de 2 rôles :

           – Danseur-Spectateur > accepter et avoir plaisir à montrer sa production artistique ;
           – Spectateur-Danseur > apprendre à regarder et à avoir un esprit critique en
           s’appuyant sur la matière chorégraphique et cinématographique.

Les participants sont amenés à réfléchir aux questions de l’image dansante ou de la danse à l’écran avant tout à travers son interprétation, sa relation avec l’espace et l’autre, ses manipulations, techniques et artistiques. Cette réflexion sur les images en mouvement est guidée par une initiation à la danse contemporaine et à la vidéo-danse. Dans un deuxième temps, seront abordés la thématique photographique du souvenir autour du portrait ainsi que les enjeux d’un regard sur l’autre et sur soi-même.

 

LE COLLECTIF V.I.D.D.A

Se distingue depuis 2012 avec des projets de création interdisciplinaire, de recherche, d’action culturelle sous forme d’ateliers, créations collectives et résidences artistiques territoriales. Le Collectif V.I.D.D.A privilégie la création de pièces scéniques interdisciplinaires, vidéodanses ou films dansés, documentaires, installations vidéo, danses in situ et projets photographiques avec des publics divers. Il s’agit souvent de trouver une extension possible des idées, préoccupations et créations artistiques en cours des artistes associés (Jean-Baptiste Fave, Paulina Ruiz Carballido et artistes invités) et d’élaborer de nouveaux projets in-situ et ciné-chorégraphiques en favorisant l’hybridation et la transversalité des pratiques autour de l’image, le son, du corps et du mouvement. Toujours à la rencontre de nouvelles demandes et de nouvelles pratiques des publics, le collectif cherche et propose aussi différents dispositifs artistiques et outils pédagogiques pour petits et grands afin de créer des liens sensibles intergénérationnels des publics. L’association propose des projets multidisciplinaires et cherche à ouvrir un public toujours plus large et divers ses activités artistiques et culturelles. Collectif VIDDA collabore depuis 2012 avec Agite y Sirva Festival Itinerante de Videodanza (México) tissent des liens et pratiques artistiques entre la France et le Mexique. Dans cette ligne, Collectif VIDDA a développé des nombreux projets chorégraphiques, vidéodanses et ateliers en France, au Mexique, en Italie et en Suède.
 

BIOGRAPHIE DE PAULINA RUIZ CARBALLIDO

Elle explore le corps dans un travail chorégraphique sur la poétique du corps en mouvement, la mémoire, la condition humaine et la quotidienneté : à l’écran à travers la vidéodanse; dans l’architecture quotidienne par le biais de chorégraphies et performances in situ; en interaction sensible et kinesthésique avec la technologie via des oeuvres scéniques interdisciplinaires. Dans sa démarche artistique, Paulina cherche à créer des espaces d’expérimentation afin de dévoiler les confrontations et résonances d’un devenir corps, d’un devenir monde. Elle interroge la danse comme un
territoire sensible d’appartenance, de croisement, de mémoire, de gestes, de résonance sensible, des paysages réels et imaginaires, de l’être et du néant pour raconter poétiquement des états du corps au monde. Son travail chorégraphique et de vidéodanse est présenté dans des festivals nationaux et internationaux. Titulaire d’une licence en Danse (2009) de l’Université de las Américas Puebla au Mexique, où elle a étudié la danse contemporaine, le ballet, la chorégraphie, la vidéodanse, la théorie et la pédagogie en danse, elle possède également un Master de Recherche en Danse (2013). En 2015, elle a obtenu le Diplôme d’Etat de professeur de danse – organisé par le Centre National de la Danse – (Pantin) Département Formation et Pédagogie (2014-2015).
Depuis 2009, Paulina est artiste associé au Festival Itinerante de Videodanza Agite y Sirva (MX). Paulina a animé des ateliers, des conférences, des lectures et des projections de videodanse au Mexique, en France, au Canada, en Suède, en Irlande, en Suisse et en Allemagne. Elle co-dirige le livre «La creación Híbrida en Videodanza» (depuis 2015), première compilation imprimée et digitale d’essais, de texte et de photographies sur la vidéodanse en 5 Volumes (Festival Itinerante de Videodanza Agite y Sirva, en collaboration avec l’UDLAP). Ses écrits sur la vidéodanse ont été publiés dans des livres et des revues de recherche, parmi lesquels Art in Motion: Current Research in Screendance/Art en mouvement: recherches actuelles en ciné-danse,  Memoria histórica de la videodanza, volumen 01 de la colección La creación híbrida en videodanza, Images Secondes et Interdanza. Elle enseigne régulièrement la danse contemporaine et la vidéodanse sous toutes ses formes s'adressent à des public et structures divers. 
 

BIOGRAPHIE DE JEAN-BAPTISTE FAVE

Il est né et a grandi aux Lilas en France. Il est opérateur son, cadreur et réalisateur. Titulaire d’un BTS Audiovisuel et d’une licence en cinéma de l’université de la Sorbonne à Paris, il a suivi diverses formations AFDAS à la réalisation et à la prise de vue. Il travaille depuis 2002, en tant qu’ingénieur du son (preneur de son ou mixeur) sur de nombreux films, documentaires, vidéodanses et projets chorégraphiques. En 2006 il réalise au Sénégal le documentaire « Négritude : Naissance et expansion du concept ». Ce film rassemble des entretiens avec des intellectuels Sénégalais qui ont côtoyé l’ancien président Senghor. Il travaille comme technicien audiovisuel depuis 10 ans dans l’action culturelle cinématographique en Ile-de-France, au sein de l’association AMIS (Atelier Mémoire Images et Sons) et de l’association LE C.E.R.F (Collectif d’écriture et de réalisation des films) en Essonne : prise de son, d’images et montage de films documentaires et de films de fiction. Il participe a des projets artistiques divers notamment avec Patrick Fontana : Grenze, Lectures de bouche, il réalise des vidéos expérimentales et travaille plus précisément la vidéodanse depuis 2009 avec Paulina Ruiz Carballido. Jean-Baptiste a collaboré avec Giorgia Minisini (IT), Mayra Morales (MX), Gabriela Gobbi (AR), Miguel Ángel Guzmán (MX) et Ximena Monroy (MX) dans différents projets expérimentaux, chorégraphiques, performatifs, sonores et de vidéodanse. Son travail a été présenté en France, Mexique, Allemagne, Italie, Suisse, Canada, Danemark, Suède, Brésil, Spain et Argentine. Jean-Baptiste Fave travaille régulièrement au Centre National du Cinéma.

PARTENARIATS ET FINANCEMENT

Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis
Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis
Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île-de-France - Service du Développement et de l’Action Territoriale
Archives Nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine